Sans les femmes les deux extrémités de la vie seraient sans secours et le milieu sans plaisir
Sans les femmes les deux extrémités de la vie seraient sans secours et le milieu sans plaisir.
Il faut laisser à chacun le soin de développer dans son propre cœur cette vérité proverbiale qui résume si bien les obligations dont l'homme, à chaque phase de son existence, est redevable à la femme considérée comme mère, comme épouse, comme amante, comme amie.
L'esprit ne saurait analyser tant de témoignages ineffables de tendresse, de dévouement et d'abnégation, qu'elle ne cesse de nous prodiguer depuis le berceau jusqu'à la tombe ; et le cœur, qui les a reçus, qui en a gardé l'impression dans toutes ses fibres, peut seul les reproduire en ses suaves réminiscences.
Je me contenterai de citer les vers suivants que le cœur de Ducis lui inspirait dans son Épître à ma femme :
Ô sexe fait pour la tendresse !
La douleur vous vend nos enfants :
Vous veillez sur nos pas naissants ;
De vous l'homme a besoin sans cesse ;
Par vous nous vivons au berceau,
Par vous nous marchons au tombeau,
Sans voir la mort et sans tristesse.
Du ciel la profonde sagesse
Fit de vous notre enchantement,
Notre trésor le plus charmant,
Notre plus chère et douce ivresse,
Et nos amis les plus constants,
Le transport de notre jeunesse,
Le calme de notre vieillesse,
Notre bonheur dans tous les temps.
Voir aussi Sans les femmes les hommes seraient des ours mal léchés et Les femmes font les hommes.
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