Qui bien aime, bien châtie
Qui bien aime, bien châtie.
Proverbe d'origine biblique : quem diligit Dominus, castigat, « celui que le Seigneur aime, il le châtie » (Hébreux, XII, 6). Le châtiment est ici une preuve de souci, non d'aversion. Qui veut le bien de l'autre l'avertit, le corrige, le redresse, fût-ce avec rudesse.
Quem diligit Dominus, castigat. « Celui que le Seigneur aime, il le châtie » (Épître aux Hébreux, XII, 6)
L'application paternelle du proverbe est évidente. Le père qui n'a jamais grondé son enfant lui a-t-il témoigné un amour véritable ? L'amour qui n'éduque pas est complice ; et la complicité, à long terme, ruine celui qu'elle prétend aimer.
L'application amicale, plus subtile, vaut aussi. L'ami qui ne critique jamais ne tient pas à nous suffisamment pour vouloir notre amélioration. Sa flatterie constante est, paradoxalement, une marque d'indifférence : il nous laisse à nos défauts parce qu'il s'en moque.
Salomon disait, dans les Proverbes : « N'épargne pas la verge à ton fils ; si tu le frappes de la verge, tu sauveras son âme de l'enfer. » La formule biblique est dure ; sa portée est plus douce qu'elle ne paraît : aimer, c'est se soucier des conséquences, et se soucier des conséquences, c'est intervenir.
Le proverbe rejoint Si ton ami te frappe, baise sa main et Il faut dire la vérité à ses amis.
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