Feindre d'aimer est pire que d'être faux monnayeur
Feindre d'aimer est pire que d'être faux monnayeur.
Cette maxime proverbiale est sans doute du temps des Amadis, où le faux amour était plus décrié que toutes les autres formes de tromperie.
Au Moyen Âge, le faux-monnayage était puni par l'écartèlement : on plaçait le coupable dans un chaudron d'eau bouillante. C'était l'un des pires supplices. Et pourtant, dit le proverbe, feindre d'aimer est encore pire : car le faux monnayeur trompe les bourses, le faux amant trompe les cœurs.
L'amour feint est, en effet, le plus grand des sacrilèges contre la confiance humaine. Il instrumentalise le plus pur des sentiments pour les buts les moins purs.
Don Juan, l'archétype du faux amant, est puni au théâtre de manière surnaturelle : la statue du Commandeur l'entraîne aux Enfers. C'est dire l'horreur que la conscience populaire éprouve devant ce vice particulier.
Voir aussi Les grands, les vignes, les amants trompent et Foi de femme est plume sur l'eau.
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