Une femme belle est le paradis des yeux, l'enfer de l'âme et le purgatoire de la bourse
Une femme belle est le paradis des yeux, l'enfer de l'âme, et le purgatoire de la bourse.
Proverbe estonien.
Triade ironique des conséquences amoureuses : paradis pour la vue qui se réjouit, enfer pour l'âme qui s'inquiète, purgatoire pour la bourse qui se vide.
La référence aux trois lieux théologiques (paradis, enfer, purgatoire) montre que ce proverbe est postérieur à la christianisation de l'Estonie (XIIIe siècle). Il s'inscrit dans la tradition européenne des triades proverbiales sur la beauté féminine, souvent moqueuses.
Voir aussi L'amour donne l'esprit aux femmes et La bourse d'un amant est liée avec des feuilles de poireau.
Les triades plaisantes sur 'la femme belle' qui ruinerait son amant participent du même fonds misogyne que les proverbes français équivalents : ils inversent la charge financière (qui pèse en réalité sur les femmes maintenues dans la dépendance économique) en l'imputant aux hommes.
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