Proverbe sur les femmes

Une maîtresse est reine, une femme est esclave

Une maîtresse est reine, une femme est esclave.

Avis aux belles qui se flattent que l'Hymen leur laissera la royauté qu'elles ont reçue de l'Amour, sans penser que l'Hymen et l'Amour sont deux frères ennemis, et que l'Hymen n'est pas solidaire des engagements de l'Amour.

Les vers suivants, que Corneille a mis dans la bouche d'une femme, offrent l'explication de ce proverbe, qui forme lui-même un vers heureux :

Tant qu'ils ne sont qu'amants, nous sommes souveraines,
Et jusqu'à la conquête ils nous traitent en reines ;
Mais après l'hyménée ils sont rois à leur tour.

Voir aussi Une femme et un almanach ne valent que pour une année et La femme est un mal nécessaire.

Perspective historique

Ce proverbe, sous son apparence galante, décrit une vérité juridique brute du droit ancien : tant que la femme n'est qu'aimée (maîtresse), elle a un pouvoir social ; mariée, elle perd sa capacité juridique, ses biens, son nom, ses droits sur ses enfants. La 'royauté' évoquée est exactement à la mesure de cette perte annoncée. Les réformes du XXe siècle ont rendu cette asymétrie obsolète.

À lire aussi

Il ne faut prêter ni son épée, ni son chien, ni sa femme
Des femmes et des chevaux, il n'y en a point sans défauts
Une femme et un almanach ne valent que pour une année
La langue des femmes est leur épée, et elles ne la laissent pas rouiller
Pour aller plus loin

Voir la page pilier Proverbes sur les femmes, les proverbes sur le mariage, la page hub Femmes et mariage, ou retournez à l'accueil.