D'oiseaux, de chiens, d'armes, d'amours, pour un plaisir mille douleurs
D'oiseaux, de chiens, d'armes, d'amours, pour un plaisir mille douleurs.
Ce vieux proverbe, qu'on trouve dans le Grand Testament de François Villon, atteste combien les anciens trouvaient que les quatre passions principales de la vie noble : la chasse au faucon (oiseaux), la vénerie (chiens), la guerre (armes) et l'amour : étaient sources de mille tourments pour un seul instant de bonheur.
Villon, qui connaissait toutes ces douleurs et particulièrement la dernière, écrit à la fin de son Testament :
Item, à m'amye et chère Rose,
Ne luy laisse ne cœur, ne foye :
Elle aymeroit mieux aultre chose.
L'observation traverse la littérature antique : Properce et Tibulle ne cessent de gémir sur les peines amoureuses, et Catulle a fixé pour toujours l'antinomie : odi et amo : je hais et j'aime.
Voir aussi Aimer n'est pas sans amer et Après l'amour le repentir.
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